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Film à la carte

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Au revoir là-haut

Albert Maillard et Edouard Péricourt croupissent "gentiment" dans les tranchées du nord de la France, en novembre 1918. Si tous attendent la fin des hostilités, Français comme Allemands, il n’en va pas de même pour l’infâme lieutenant Pradelle (Laurent Laffitte, délicieux méchant sadique) qui voit l’armistice comme une contrariété.

Pour user encore un peu de son pouvoir envers la soldatesque, il ordonne une mission de reconnaissance, en plein jour. Les malheureux choisis, obéissants, sont immédiatement tirés comme des lapins. Une escalade s’ensuit, il faut sortir des tranchées, slalomer entre les obus, survivre. Car mourir le dernier jour, c’est encore plus con que mourir le premier, comme l’affirme Albert Maillard.

Lui-même ne doit son salut qu’à la main amicale d’Edouard qui le sort du trou d’obus dans lequel il gisait sans air. La seconde d’après, Edouard est soufflé par une explosion. Grièvement blessé, il peut compter sur l’aide indéfectible d’Albert qui lui fournit de la morphine contre l’avis des bonnes-sœurs-la-souffrance, puis accepte de le faire « disparaître » aux yeux de sa famille, barrant son nom du registre, et prenant pour lui les papiers d’un mort qu’il incarnera désormais.

Edouard, gueule cassée, n’a que ses yeux (et quels yeux ! ce sont ceux de Nahuel Perez Biscayart, découvert dans Je suis à toi de David Lambert et révélé dans 120 battements par minute) pour exprimer la détresse de sa condition, qu’il tente d’oublier grâce à sa consommation constante de morphine. Albert quant à lui, pique, toute honte bue, ladite morphine à de pauvres vétérans handicapés et s’escrime à trouver des petits boulots tous plus ridicules les uns que les autres.

Mais la famille d’Edouard, son père – terriblement sévère et obnubilé par l’argent qu’Edouard a toujours méprisé – et sa sœur dévastée de chagrin vont aller rechercher cet Albert qui est le dernier à avoir vu Edouard vivant… Et tandis qu’Albert découvre abasourdi le monde fastueux des Péricourt, Edouard se plonge dans la création foisonnante de masques, de dessins, et échafaude une arnaque pour faire la nique aux commémorateurs « commisératifs » de la Guerre, la vraie, la Grande.

Si le film s’affuble de légèreté, c’est pour estomper la détresse générée par une putain de « grande » guerre, toujours trop moche, trop inutile, trop destructrice, comme toutes les guerres.

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