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Film à la carte

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Detroit

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Été 1967. Les États-Unis connaissent une vague d’émeutes sans précédent. La guerre du Vietnam, vécue comme une intervention néocoloniale, et la ségrégation raciale nourrissent la contestation.

Après avoir rendu ce climat de quasi guerre civile avec une nervosité palpable, Bigelow zoome sur la vie nocturne d’un motel gentiment « pré-hippie » et resserre sa narration sur la violence qui va s’y dérouler, et qui vaut comme l’apogée du racisme policier dans toute sa scandaleuse injustice.

Chaque personnage pris dans la tourmente générale se retrouve de gré ou de force dans ce funeste motel. Un jeune policier raciste, enivré par le pouvoir qu’il détient, tient quasiment en otage un groupe de personnes à la merci de son sadisme. Un garde de sécurité pris entre deux feux (du côté de l’ordre par sa fonction, du côté des victimes par sa couleur de peau), est relativement protégé de la folie ambiante par son calme, sa stature, et son arme.

La minutie de la reconstitution dans le motel contraste avec l’impression de flou générée lorsque la caméra arpente les rues au son des vitrines explosées. Ces deux parties (extérieure et intérieure) ont un but identique : nous faire ressentir la discrimination, soit comme partie d’un groupe, soit comme individu, ainsi que la facilité scandaleuse avec laquelle les sentiments de droit et de sécurité peuvent être balayés d’un revers de nuit.

Les émeutes de Detroit ont eu lieu en 1967. Mais comment voir tout cela sous le prisme confortable de l’Histoire ? Ce ne sont pas les vêtements d’époque qui vont permettre la distance. Les banlieues qui éclatent, la colère qui gronde, l’impunité d’une police humiliante, raciste et cruelle : Detroit s’adresse au présent avec un sentiment d’urgence palpable.

 

 

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